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16.03.18

5 expressions de la vie courante qui ont une origine militaire

Parmi certaines coutumes, traditions et expressions de la vie courante, se cachent parfois des origines militaires. Issues pour la plupart, d’anecdotes historiques ou insolites, elles se sont fondues dans le paysage, à tel point que nous utilisons certaines d’entre elles dans notre vie de tous les jours. Alors si vous avez envie d’étoffer votre culture générale, c’est le moment de la minute culture. Nous avons rédigé pour vous, une liste non exhaustive d’expressions militaires que vous avez peut-être déjà utilisées dans la vie courante.

 

Passer à la trappe

Trouvant ses origines chez nos confrères de la marine nationale, « passer à la trappe » désigne une tradition qui consiste à ce que lors de sa promotion au grade de second-maître, le quartier maître passe de la cafétéria de l’équipage au carré des officiers mariniers par le passe plat, appelé « trappe ».

S’attirer des bricoles

Utilisée entre le XI-XIIème et le XVème siècle, la bricole était une pièce d‘artillerie capable de projeter des boulets et des pierres de plusieurs dizaines de kilos. Lors d’un combat, se mettre à portée de tir de ces engins, était synonyme de s’exposer au danger et donc de « s’attirer des bricoles ».

Vendre la mèche

Au XVIe siècle, pour neutraliser et éviter une explosion désastreuse, les artificiers de l’armée éventaient ou soufflaient sur la mèche d’un explosif ennemi. Dans un premier temps, cette pratique avait donné naissance à l’expression « éventer la mèche », mais avec le temps, la signification du verbe « éventer » a évolué, en prenant le sens de « divulguer ». « Eventer la mèche » signifiait alors « découvrir les dessous d’un complot ». Aujourd’hui, le verbe « vendre » a remplacé le verbe « éventer », ajoutant une notion de trahison.

 

Monter au créneau

C'est une expression datant du Moyen Age, faisant référence aux remparts de châteaux forts. En effet, lors d’une attaque, les archers montaient aux créneaux afin de pouvoir tirer leurs flèches tout en restant un minimum à couvert.

 

Tomber sur un os

Puisant ses origines dans les tranchées de la Première guerre mondiale, l’expression « tomber sur un os » vient du fait qu’à l’heure du repas, les rations n’étant pas très copieuses, les soldats les plus chanceux avaient le droit à un morceau de viande, tandis que les autres ne recevaient que les restes.