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11.10.16

En attendant les résultats de ses tests à l’ALAT (Aviation légère de l’armée de Terre) nous sommes allés à la rencontre de Sarah, 23 ans. Entre sa passion pour le pilotage et son choix de l’armée de Terre, elle se confie.

 

Sarah aime voler. C’est en grande partie pour cette raison qu’elle a passé les sélections pour devenir pilote d’hélicoptère au sein de l’armée de Terre dont elle attend les résultats prochainement.

Originaire de Bordeaux, c’est en région parisienne qu’elle a découvert les joies du pilotage grâce aux journées portes ouvertes d’un aéroclub de Fontainebleau. « Je vole sur planeur, un domaine très peu féminisé mais qui accueille les filles à bras ouverts ».

Et d’après les connaisseurs, quand on sait piloter un planeur on sait tout piloter, de là à avoir un avantage sur les autres candidats, il n’y a qu’un pas qu’elle n'ose franchir : « Ce n’est pas du tout nécessaire d’avoir des notions de pilotage pour tenter le concours de l’ALAT (Aviation légère de l’armée de Terre), on peut rentrer sans avoir touché un avion. Ici la différence avec le monde civil c’est qu’on est formé sur une multitude de disciplines et le pilotage n’est que l’une d’entre elles ». Car effectivement pour savoir mener un vol de combat ou un vol sous vision nocturne, il faut se former aux techniques militaires très spécifiques.

« Ce n’est pas du tout nécessaire d’avoir des notions de pilotage pour tenter le concours de l’ALAT (Aviation légère de l’armée de Terre) »

C’est pourquoi une formation complète est nécessaire et c’est aussi ce qui a séduit la jeune femme : « Je me suis dirigée vers l’armée de Terre pour deux raisons : les valeurs du travail avec une forte dimension humaine et le fait qu’ici on nous incite toujours à progresser que ce soit physiquement ou intellectuellement ».

Car après un Master 2 de relations internationales Sarah aurait pu choisir le monde civil mais pour elle, ce sera l’armée d’abord. Un stage dans les services de la défense nationale où elle était entourée de membres de l’armée de Terre et son envie de bouger ont fini par la convaincre de passer les tests d’officier sous contrat « C’était un moment immersif et rassurant. On passe 2-3 jours avec des personnes qui ont les mêmes envies que soi, les mêmes objectifs. Les tests son abordables pour tout le monde à condition de les avoir préparé, de s’être renseigné et entrainé ». 

« Les tests sont abordables pour tout le monde à condition de les avoir préparé, de s’être renseigné et entrainé »

Pour ça Sarah a pu compter sur sa motivation et sur les relations qu’elle a nouées durant son stage. Elle s’est rendue d’elle-même sur une base militaire à la rencontre de pilotes de l’armée de Terre une journée entière pour récolter leurs impressions et leurs conseils.

Un moment riche d’enseignements qui lui permet d’y voir plus clair aujourd’hui : « Plus j’avance dans le processus de recrutement, plus j’ai l’occasion de parler avec des gens qui savent de quoi ils parlent et je ne suis pas déçue. Quand tu es pilote de l’armée de Terre tu as la chance de voler sur de vrais petits bijoux. Des appareils ultra performants sans compter les simulateurs de vols qui possèdent un haut niveau de technologie ».

Pour une passionnée d’électronique comme elle, les conditions de travail sont idéales. De quoi faire de Sarah un parfait chef de bord ? Début de réponse prochainement avec les résultats du concours…