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06.04.18

Comme partout aujourd’hui, on parle anglais aussi dans l’armée de Terre. Cette dernière dispense des formations via un prestataire privé afin de faire passer des examens de langue aux intéressés. Pourquoi ? Comment ? Qui s’en occupe ? Est-ce obligatoire ? Nous avons interrogé l’un des responsables de ces questions à la direction des ressources humaines de l’armée de Terre pour vous apporter toutes les réponses nécessaires. 

Pourquoi faudrait-il apprendre l’anglais pour travailler dans l’armée de Terre ?

Comme dans beaucoup de domaines, l’armée de Terre peut être amenée à travailler avec des homologues étrangers, notamment en opération extérieure. Il est donc essentiel que les soldats puissent communiquer entre eux afin de mener à bien leur mission. 

Faut-il parler anglais pour s’engager ? 

Pas nécessairement. L’armée de Terre propose des formations à distance d’une durée de six mois qui permettent d’apprendre cette langue et de passer les évaluations nécessaires à certaines spécialités. Les soldats concernés peuvent obtenir une licence informatique qui leur permet d’accéder par leurs propres moyens à une formation en ligne qui débouche sur un examen. Ainsi, même sans connaissances en anglais au départ, on peut obtenir un diplôme de langue et prétendre à des postes qui requièrent un certain niveau de maîtrise. Les officiers et sous-officiers en particulier doivent pouvoir attester d’un niveau bien spécifique. Certaines spécialités notamment chez les parachutistes exigent des compétences en anglais pour suivre des documents techniques. C’est également le cas de certaines spécialités de la logistique, liées aux drones, à l’artillerie ou autres.  

Tout le monde apprend le même type de vocabulaire ? 

L’utilisation de l’anglais peut varier. Il existe l’anglais académique, l’anglais technique et l’anglais opérationnel. 

L’anglais est-il obligatoire lorsque l’on part en OPEX

Non. Tout dépend du théâtre d’opération extérieure. Certaines missions sont accompagnées de modules de préparations préliminaires qui visent à faciliter la communication entre armées de différentes nationalités. Cependant, ce n’est pas le cas de toutes les opérations. La formation qui est dispensée avant un départ en OPEX nécessitant une maîtrise de l’anglais est interne et permet aux soldats d’apprendre les bases. Par exemple, connaître les grades ou savoir décrire une blessure en anglais en cas de besoin est très utile. 

Si on rate l’examen, que se passe-t-il ?  

Il y a plusieurs cas de figure possibles. On peut choisir un régiment ou une affectation qui ne demande aucune compétence en anglais ou repasser l’examen l’année d’après. S’il existe une véritable contrainte par rapport au cursus, il est possible d’obtenir un passage plus rapidement, mais il est parfois préférable de repousser pour prendre le temps de se préparer au mieux.  

Tout le monde peut faire cette formation ? 

Tous les militaires peuvent bénéficier de cette formation. Les soldats qui ont besoin du diplôme pour leur spécialité seront sélectionnés en priorité. L’armée de Terre peut accorder un certain nombre de licences selon le budget prévu et qui change chaque année. Pour s’assurer de pouvoir suivre cette formation à distance, il est préférable de postuler en début d’année. On peut être refusé en novembre faute de places disponibles, mais ce n’est que partie remise puisque le compteur est remis à zéro dès janvier de l’année suivante. 

Est-ce qu’on peut être pénalisé si l’on n’a aucune notion d’anglais ? 

Il est certain que posséder des notions d’anglais peut être un plus et peut ouvrir davantage de portes en termes de carrière. En revanche, il est tout à fait possible d’apprendre après avoir intégré l’armée de Terre. Ce n’est cependant pas exigé pour toutes les spécialités et un candidat peut tout à fait entrer dans l’armée de Terre sans parler anglais et sans en avoir besoin par la suite. 

Pourquoi l’armée de Terre attache tant d’importance à l’apprentissage de l’anglais ?  

L’anglais est la langue universelle. Or, une OPEX effectuée dans le cadre de l’OTAN, implique d’être en mesure de communiquer avec ses homologues étrangers. 

Et pour la reconversion ? 

Lorsque l’on réintègre la vie civile, des certifications passées avec l’armée de Terre comme le TOEIC représentent une véritable plus-value.