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20.01.17

On vous présente le témoignage de Dimitri et Quentin, deux élèves sous-officiers en cours de formation et incorporés à la 79e section d'éclaireurs de montagne (SEM)

 

« Cela fait maintenant 2 mois que nous suivons la formation générale élémentaire (FGE) à l’ENSOA (École Nationale des Sous-officiers d'Active, basée à Saint-Maixent). Le temps a changé, les jours s’assombrissent, le froid s’installe et la pluie nous harcèle… Nous sommes impatients de regagner nos montagnes. Néanmoins, nous tenons bon, toujours motivés, rien ne saurait ébranler notre moral. Les épreuves du certificat militaire élémentaire (CME) approchent à grand pas et nous sommes prêts !

De ce fait, nous avons été préparés avec panache par nos cadres, optimisant notre esthétique corporelle et intellectuelle par des activités de jour comme de nuit. Les liens se resserrent et c’est maintenant une puissante cohésion qui unie les membres de la SEM.

Nous avons rapidement enchaîné les terrains, quittant l’enceinte de l’ENSOA pour nous enfoncer dans les champs et lisières du camp d’Avon. Fini la théorie, place à la pratique !

Le jour, nous apprenons les missions du trinôme, le combat, la tactique. Nous faisons un premier pas dans le commandement sur le terrain, la tâche est rude mais nous progressons petit à petit. On nous enseigne aussi l’art du camouflage pour ne faire plus qu’un avec la végétation. Nous prenons en compte chacun des précieux conseils de nos cadres. Il s’agit de profiter de chaque instant de repos pour se peaufiner et rester au chaud entre les gouttes.

La nuit est une autre affaire. Nous avons commencé par dormir sous bâches puis rapidement en trou de combat et enfin en bivouac tactique. Les nuits sont courtes et froides mais il nous faut profiter de la moindre minute de sommeil. Il a fallu se serrer les coudes, les genoux et le reste… Ces nuits sont autant de leçons dont la conclusion est évidente : nous pouvons et devons compter les uns sur les autres.

Notre aventure est également ponctuée de quelques marches qui furent nos premières expériences en tant que chef de groupe. C’est un exercice difficile, long, mais surtout enrichissant : savoir gérer la topographie sur le terrain, les transmissions, mener ses hommes et les motiver jusqu’au bout. Malgré la difficulté, nous en gardons tous de bons souvenir. De retour à l’école, il faut nettoyer le matériel et les véhicules, malgré la fatigue et l’envie d’aller se coucher. C’est une étape nécessaire : le matériel passe avant l’homme dans le reconditionnement.

Nous reprenons ainsi nos habitudes de marche au pas cadencé et les différents chants que nous avons appris. La Protestation résonne dans l’enceinte de l’école tous les jours. Le tout marché au pas chasseur, c’est un excellent moyen pour doubler toutes les autres sections et manger en premier à l’ordinaire.

Parmi toutes les dates importantes de ces 2 mois, une date en particulier approche et est synonyme de retour à l’EMHM puis à Annecy pour débuter le CM1. Nous allons peut-être passer du stade de bébé militaire à adolescent.

EVSO Dimitri et Quentin »