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22.11.16

Le risque est une composante inhérente au métier de soldat. L’accepter est déjà une première façon de le réduire, mais cela ne suffit pas. Dans le but de protéger au mieux ses unités, l’armée de Terre a mis en place plusieurs actions phares qu’on vous explique ici.

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Pendant la phase de recrutement le candidat est suivi de près. Trois entretiens obligatoires minimum sont prévus en CIRFA pour chacun des postulants.

Chaque entretien possède son objectif : mieux connaître le passé du futur engagé, cerner ses envies et ses motivations et faire correspondre au mieux les souhaits du candidat et ses résultats aux tests avec les besoins de l’institution.

Car l’objectif est clair : permettre au jeune de s’épanouir dans un métier et dans un régiment qui lui plait et pour lequel il dispose d’un profil idéal.

Le conseiller en recrutement adapte son discours en fonction de son interlocuteur afin de l’aiguiller au mieux. Une personne sans diplôme et un candidat titulaire d’un M2 n’ont pas forcément vocation à servir dans les mêmes fonctions au sein de l’institution.

Enfin, dans un souci de cohérence et de confiance, pendant l’ensemble du processus de recrutement le candidat réalisera tous ses entretiens dans son CIRFA avec le même conseiller.

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L’évolution physique du militaire est un objectif primordial au sein de l’armée de Terre. Dès le début de ses classes le nouvel engagé passe une série d’évaluations physiques qui va de l’endurance à la force pure. Le but est qu’il ressorte de ses 3 mois de formation bien plus affuté qu’à son arrivée afin qu’il soit capable de mener à bien des opérations de terrain mais aussi qu’il prenne confiance en ses capacités.

Une fois intégré à son unité, le sport et le développement physique seront au cœur de son métier. Tous les ans il devra passer un contrôle annuel obligatoire qui influera sur son avancement au sein de l’armée de Terre.

Tout engagé est avant tout un soldat, il est donc essentiel qu’il sache parfaitement manier une arme. C’est pourquoi, toujours pendant les classes, le maniement des armes lui est enseigné, d’abord d’un point de vue théorique avant d’aborder la partie pratique. Il faut impérativement valider la théorie pour avoir accès à la pratique. Quatre règles de sécurité indispensables sont aussi enseignées aux jeunes recrues qui leur serviront tout au long de leur carrière.

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Ici aussi tout part de la formation initiale : les classes du soldat. On y apprend à faire confiance à son camarade, à le respecter et tout le monde, peu importe ses origines, est traité sur le même pied d’égalité.

Durant les exercices la notion d’effort collectif est développée. Les ateliers en groupe sont privilégiés afin de faire en sorte que la solidarité entre soldats devienne un reflexe. Personne n’est laissé à la traine, chacun est responsable de l’autre. Cela développe les liens entre les soldats qui dépassent le cadre de l’armée, ils deviennent des frères d’armes et des frères tout court.

Sans nier l’individu, la volonté de l’armée de Terre est de former des hommes et femmes qui œuvrent ensemble pour un objectif commun. Il faut qu’une fois envoyés en mission les militaires puissent compter l’un sur l’autre et se protéger mutuellement sans aucune hésitation.

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Répondre aux besoins opérationnels de ses soldats et assurer leur protection sont deux missions essentielles de l’armée de Terre.

C’est pour ces raisons qu’en décembre 2014 le plan Scorpion 1 a été lancé avec pour but de moderniser, optimiser et numériser les équipements.

Tout d’abord l’effort se porte sur sur la modernisation du matériel majeur des troupes de contact : les principaux véhicules de combat.

Pour les soldats le programme du Fantassin à Équipements et Liaisons Intégrées (FELIN) a été instauré et commence à équiper les unités opérationnelles. Perfectionnement et augmentation de l’efficacité du tir (vision et tir déportés de jour comme de nuit, arme multi calibre) en sont les maîtres mots. Sans oublier l’allègement du combattant avec des munitions plus légères et la miniaturisation des batteries.

En plus d’un travail poussé sur les équipements, le cœur du programme Scorpion réside dans le regroupement de tous les systèmes d’information actuels actuellement en un seul afin de permettre à tous les membres du groupement tactique interarmes (GTIA) de dialoguer selon un même langage et une même procédure. Faciliter les échanges c’est une meilleure connaissance de la situation à gérer et donc une sécurité renforcée pour toutes les troupes.

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Des équipes de psychologues interviennent tout au long du parcours de l’engagé. Déjà lors de la phase de recrutement. Des spécialistes supervisent les tests psychotechniques et leurs résultats afin d’aider les évaluateurs à affecter correctement le candidat dans une unité qui lui correspond en fonction de ses aptitudes mentales. Le but étant de ne pas envoyer un soldat qui ne gère pas le stress dans une unité opérationnelle.

Une fois en régiment le soldat aura la possibilité, durant toute la durée de son engagement, de joindre le service écoute défense disponible 24h/24H où des psychologues sont prêts à répondre à toutes ses questions.

Engagé sur une opération de terrain, il trouvera un appui psychologique à plusieurs niveaux. Sur place, des référents sont formés pour le soutenir en cas de besoin. Si cela ne suffit pas, le soldat peut également déclencher une intervention psychodynamique précoce (IPP) dont l’objectif est d’évoquer, avec un psychologue, les aspects pénibles de l’expérience pour s’en débarrasser.

Dès que la mission est terminée, les militaires sont envoyés pendant trois jours en sas de décompression dans un pays éloigné de la zone de combat afin de les réacclimater à la vie normale, ils pourront, s’ils le souhaitent, consulter un psychologue.

Enfin trois mois après leur mission ils sont reçus par leur chef d’unité pour faire le point sur leur ressenti et leur état psychologique.

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