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07.07.17

Découvrez la préparation opérationnelle d’un régiment d’infanterie aux côtés du sergent C., chef de groupe au régiment de marche du Tchad.

 

SENGAGER.FR : Bonjour Sergent C. Pouvez-vous nous dire quel est le rôle principal d’un sous-officier dans l’infanterie ?

 

Il veille principalement à ce que son groupe soit opérationnel : il a en charge l’instruction physique et intellectuelle du groupe pour qu’il soit prêt à être envoyé en opération à n’importe quel moment.

 

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SENGAGER.FR : Justement, comment gérez-vous quotidiennement l’entraînement du groupe ?

 

Je reçois mes ordres du chef de section le matin. A partir de cet ordre initial (OI) je dois à mon tour produire des ordres pour les décliner et les donner à mes chefs d’équipes, qui donnent ensuite des ordres aux soldats. Tout est une question d’organisation. Puis le reste de la journée, il s’agit de faire de la conduite, c’est-à-dire donner des ordres en fonction de l’évolution de la situation ou des imprévus rencontrés.

 

SENGAGER.FR : Lorsque vous êtes en opération, quelles missions avez-vous ?

 

Nous avons plusieurs missions différentes : patrouilles, contrôle de zone, appui à la progression, surveillance, infiltration… Concrètement, pour donner un exemple, lors de la détection d’un engin explosif improvisé, je dois veiller en tant que chef de groupe à ce que le véhicule effectue un mouvement pour se mettre hors de portée. Je vérifie les abords immédiats du véhicule afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de pièges. Le groupe lui participe au bouclage de la zone pour que le génie puisse intervenir sur l’engin ou pour évacuer les blessés.

 

SENGAGER.FR : Quelle différence y a-t-il entre votre travail sur le terrain et depuis votre bureau ?

 

Au bureau, il y a déjà une part d’administratif supplémentaire, mais c’est surtout principalement de la théorie. Le terrain, c’est notre cœur de métier. C’est l’application de la théorie et cela la complète car nous rencontrons des cas concrets auxquels il faut parfois s’adapter. Le terrain permet aussi de renforcer notre rusticité et d’apprendre à gérer notre fatigue.

 

SENGAGER.FR : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite s’engager en tant que sous-officier dans l’infanterie ?

 

Il faut avant tout qu’il ait le goût du commandement, un côté rustique et qu’il se prépare physiquement car on fait beaucoup de terrain. Il est aussi important d’avoir ces qualités pour les transmettre au groupe dont on a la responsabilité. Mais il faut aussi avoir un bon esprit d’initiative et être une force de proposition pour son propre chef de section.