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06.02.18

Il y a deux ans déjà, l’armée de Terre célébrait le cinquantième anniversaire de l’utilisation des drones dans ses rangs. Comment l’armée utilise-t-elle ces instruments tout droit sortis d’un film de science-fiction ? Quelles spécialités ont-ils créées au sein de l’institution ? Quelles sont les perspectives d’avenir ?

Les drones de l’armée de Terre sont-ils utilisés pour le combat ? 

Les drones de l’armée de Terre sont exclusivement destinés à des missions de renseignement, à ne pas confondre avec les drones de l’armée de l’air qui le seront peut-être dans le futur. On appelle les soldats de cette spécialité « spécialistes du renseignement ».

L’objectif du système de drones tactiques et des moyens d’exploitation d’images est de délivrer du renseignement sous forme d’images, vidéos ou dossiers à des fins :

  • D’appréciation de situation,
  • D’intervention de capteurs spécialisés (soldats spécialistes du renseignement)
  • D’appui à l’engagement des forces aéroterrestres,
  • D’acquisition d’objectifs et évaluation des frappes

Pour résumer, le drone de renseignement est un véritable atout pour la reconnaissance, la désignation d’objectifs à des fins de frappes et l’appui des troupes au contact.

 

Quelles sont les différentes spécialités dans le secteur des drones ?

Il existe quatre spécialités liées à l’utilisation de drones dans l’armée de Terre dans différents domaines :

  • Vol
  • Sol (Spécialité qui disparaîtra avec le SDTI puisque le Patroller fonctionne sans cette spécialité)
  • Imagerie
  • Maintenance aéronautique

Ces domaines de compétences correspondent aux spécialités de télépilote, opérateur de drone, spécialiste analyste d’images et technicien de maintenance aéronautique. Il est ainsi possible de travailler avec des drones de différentes manières et de pouvoir ainsi développer des connaissances dans le domaine de son choix.

 

Quelles sont les perspectives d’avenir ?

L’armée de Terre dispose actuellement de deux drones qui vont être progressivement remplacés :

  • Le SDTI (Système de Drone Tactique Intérimaire), un drone d’environ 350 kg d’une portée d’environ 80 km avec une autonomie allant de 3 à 5 heures. Ce drone décolle depuis une rampe de lancement et nécessite un effectif de 50 personnes. Il  sera donc remplacé par le Patroller (SDT : Système de drone tactique) qui pèse lui près de 1,2 tonne. Il a une portée de 150 km et une autonomie d’environ 14 heures, deux éléments qui traduisent de véritables améliorations techniques en comparaison avec le SDTI. De plus, malgré le fait que le Patroller décolle depuis une piste de 800 m, il ne mobilise qu’entre 25 et 30 personnes, soit 20 à 25 personnes de moins que le SDTI.
  • LE DRAC (Drone de Renseignement Au Contact) est un drone d’environ 9 kg avec une portée de 10 km et une autonomie d’une heure. Ce drone décolle d’une rampe ou peut également être lancé à la main. Il va être remplacé par le « Spy’Ranger » ou SMDR (Système de Mini Drone de Renseignement) qui pèse quant à lui une quinzaine de kilos avec une portée de 30 km et une autonomie de 3 heures. Plus de 200 drones de cette catégorie ont été commandés par l’armée de Terre pour équiper ses effectifs.

Les évolutions et développements en rapport avec les drones et leurs améliorations sont en progrès constant et continuent à faire leurs preuves en Opération Extérieure. Il est inutile de préciser que les drones, contrôlés à distance et d’ores et déjà essentiels à l’armée de Terre, vont prendre une place de plus en plus importante dans les combats futurs. Cela va donc aboutir sur un besoin de recrutement dans toutes les spécialités liées aux drones. Il n’est pas prévu cependant que l’armée de Terre utilise des drones de combat pour le moment, mais les drones de renseignement sont extrêmement utiles au combat grâce aux images qu’ils recueillent.

Quels conseils pour ceux qui souhaitent s’engager dans cette voie ? 

Pour se spécialiser dans les drones de l’armée de Terre, il faut avant tout être en accord avec les valeurs de l’armée de Terre et avoir la volonté de défendre et protéger son pays. Mais plus encore, il faut être passionné. Ces quatre spécialités liées à l’utilisation de drones sont des spécialités difficiles qui combinent un investissement sans limites et une volonté à toute épreuve.