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05.12.16

Même si sur des théâtres d'opérations extérieures la priorité des équipes médicales reste le soutien des forces françaises et éventuellement alliées, l’aide médicale aux populations civiles locales représente une activité complémentaire non négligeable.

 

L’aide médicale aux populations vise d’abord à répondre aux besoins vitaux de la population civile et à l’acceptation de la présence de l’armée française. De manière secondaire, elle permet d’entretenir la motivation du personnel et de maintenir une activité technique régulière pour les équipes médicales. Cette aide est soumise à plusieurs exigences : une demande des autorités locales, la priorité laissée au soutien des forces françaises, l’impératif de sécurité et la nécessité de ne pas nuire au système de santé local.

Consultations, soins, interventions chirurgicales, fourniture de médicaments et d'articles pharmaceutiques, évacuation de malades et de blessés sont le genre d’actions que le service médical de l’armée de Terre développe à l’égard des populations locales. Définie sur une période déterminée et dans un secteur délimité, les équipes sur place doivent pouvoir réaliser six interventions chirurgicales par jour. Cela varie en fonction de la mission et du nombre de soins à prodiguer aux soldats engagés, qui restent prioritaires.

Aujourd’hui, l’aide médicale aux populations représente 42 % des consultations médicales en opérations, 89 % des consultations chirurgicales et 87 % des interventions chirurgicales. De plus, 25 % des interventions pratiquées sont, selon le service de santé, réalisées au profit des enfants.

Enfin, le service médical a aussi pour but de former du personnel sur place pour prendre la relève une fois qu’il quitte le terrain. Le PCRL (Personnel Civil Recruté Localement) peut donc être formé en tant qu’assistant dentaire, ou infirmier de consultation et ainsi prendre en charge les populations locales une fois la mission terminée.

L’aide aux ressortissants

L’aide aux populations locales peut aussi prendre une autre forme. Lors d’un contrôle militaire de la zone d'intervention ou lors d'actions d'évacuation de ressortissants français si l’objectif humanitaire est clairement affiché, alors le service médical des armées prend une part active dans les opérations. Ce fut le cas en Somalie ou au Rwanda par exemple.

En cas de catastrophe naturelle

​Lorsque qu’une catastrophe naturelle se produit, le service de santé des armées s’engage dans des actions de prévention ou de lutte contre les épidémies. Il peut alors agir de manière autonome ou s’intégrer à un dispositif plus large qui fait appel aux moyens de sécurité civile. En 2010, par exemple, des équipes médicales des armées françaises ont été envoyées en Haïti pour apporter leur aide à la population suite au séisme survenu en janvier. L’état-major des armées a alors décidé immédiatement l’envoi d’un navire transportant notamment 2 000 tonnes de fret, des hélicoptères dotés d’équipements hospitaliers (50 lits, 2 blocs chirurgicaux) et une équipe médicale composée de 30 personnes. Au total, l’équipe a procédé́ à 185 interventions chirurgicales au profit de la population sinistrée d’Haïti.