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04.08.17

Etienne a 28 ans, pour nous il revient sur son parcours dans l’armée de Terre en tant que militaire du rang. Alors qu’il a arrêté ses études au lycée, l’armée de Terre lui a en effet donné l’opportunité d’évoluer et de devenir un véritable meneur.

« Mon grand-frère était militaire, c’est grâce à lui que j’ai compris que l’armée de Terre c’était fait pour moi. Quand je suis entré à l’armée j’étais pilote de véhicule blindé léger, ici on dit VBL. Pendant mes 4 premières années à l’armée j’ai fait plein de formations : au début on commence soldat, ensuite j’ai passé les formations pour devenir pilote d’engin. On est formé à l’armement, au secourisme,… J’ai passé aussi la spécialité tireur de précision.

Mes premières responsabilités

Même avant d’être brigadier on peut voir son travail reconnu, on peut accéder à des petites responsabilités comme par exemple chef de chambre. Après on passe première classe et si la personne est reconnue comme apte on va lui donner de plus grandes responsabilités. On parle de « première classe ancien ». On lui dit par exemple « t’emmènes les jeunes faire une instruction armement, tu fais ce qu’il y a à faire, … » ça permet de voir si la personne est prête avant d’être envoyée en formation pour devenir caporal.  

Devenir brigadier dans l’armée de Terre

 

Au bout de 4 ans je suis passé brigadier, c’est comme caporal mais pour les soldats de la cavalerie. Je suis resté brigadier 4 ans. Le brigadier s’assure de la bonne tenue des chambres du peloton, que les soldats soient prêts à temps le matin, il dispense de l’instruction au matériel, chant… Un peloton ça fait entre 20 et 25 hommes.

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Le matin il vérifie que le peloton arrive rasé, propre, à l’heure et en tenue à l’appel.

Sur le terrain on peut être adjoint de patrouille, on a trois soldats à gérer et avec lesquels il va évoluer au combat.

 

Faire carrière au sein de l’armée de Terre

 

Pour devenir un meneur il faut un bon contact humain, de la rigueur, de la ponctualité, de l’autonomie, savoir faire la différence entre les potes en dehors du boulot et les subordonnés au travail. On a tous notre carrière, si on veut évoluer il faut monter en grade et pour ça il faut le mériter et faire preuve d’aptitude à diriger. Tout ça, ça s’apprend. On m’a toujours dit qu’il fallait commander comme on aimerait être commandé, en étant juste et rigoureux. Le CME (certificat militaire élémentaire) nous forme justement à ça. Pendant deux mois on nous envoie en situation de commandement, de jour comme de nuit, souvent en situation de fatigue pour nous apprendre à commander dans n’importe quelle condition. Qu’il pleuve, qu’il vente, … C’est passionnant. On ne dort pas beaucoup, on mange quand on peut, mais c’est super enrichissant. »